Les cosmétiques

Il y a quelques semaines, on m’a suggéré de proposer une émission radio pour parler des déchets. Je me suis donc lancée ! Elle s’appelle Poubelle Chérie et est diffusée puis rediffusée une fois par semaine.

Pour écouter ou réécouter l’émission :

Cliquez ici

Et voici une transcription, ainsi que les sources qui m’ont permis de l’écrire.

— Nicolas Rubinstein —

Vous en avez marre de sortir les poubelles ? Alors, il faut qu’on parle de la brève carrière du coton-tige en plastique.

Un fait une date, un chiffre

Je vous parlais il y a a quelques temps, de ma visite dans un Centre de Valorisation Organique. Par dizaines dans les tas de compost, se trouvaient des bâtonnets de coton-tiges que la machine de tri n’avait pas su filtrer. J’en ai même ramené un chez moi, tout tordu et puant la poubelle. Il est dans un bocal, au fond du placard où je range les trésors glanés ici et là. J’ai pour habitude de garder les bouts de rubans, les boutons et les jolis cailloux. Ce morceau de plastique fait un peu tache. Je ne sais pas ce que j’en ferai. Mais je le conserve, comme un témoin tristement emblématique de ma société.

En 1923 un mystérieux inventeur inventa : le coton-tige. En 1926, un ingénieur développe le concept. Je ne sais pas à partir de quand on les a fabriqués en plastique. Par contre j’ai lu, que dans le monde, on en vend 800 par seconde. Ensuite, ils servent quelques secondes et ont une fin tragique. Tragique pour l’environnement. Pas recyclables, ils sont soit enfouis, soit incinérés avec des conséquences sur le sol et sur l’air que nous respirons. Ils peuvent aussi finir leur course dans un compost municipal. Et, dans le pire des cas, ils peuvent prendre le large et flotter dans les océans.

J’ai en mémoire une photo diffusée par le National Geographic. C’est un hippocampe qui se déplace en agrippant un coton-tige.

Un constat

Ainsi, pour nettoyer, protéger, parfumer nos corps, nous sommes prêts à souiller notre lieu de vie. Et le coton-tige n’est qu’un exemple. J’aurais pu vous parler aussi des micro-billes de plastiques utilisées dans les gommages pour la peau. Ou encore des savons liquides ou autres shampoings qui, en plus d’être emballés dans des bouteilles en plastique pas toujours recyclables, contiennent des susbtances nocives pour le corps.

A ce sujet, Greenpeace a édité il y a quelques années, un guide appelé Cosmétox. Bourré d’informations sur les cosmétiques, le guide se termine par une liste de marques de cosmétiques classées selon leur dangerosité pour la santé et pour l’environnement.

Notons également l’adoption en 2016 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ! Avec un nom pareil on s’attend à une véritable révolution ! Quelques mesures, en effet sont d’importance comme par exemple, l’interdiction des néo–nicotinoïdes (la substance accusée de tuer les abeilles), la reconnaissance des sols comme patrimoine commun de la nation et l’acceptation d’un principe de réparation du préjudice écologique.

Et parmi ces grandes mesures, il en est une petite qui nous intéresse ici, à l’article 124 du chapitre V, du titre VI. Je cite :« A compter du 1er janvier 2020, la mise sur le marché des bâtonnets ouatés à usage domestique dont la tige est en plastique est interdite. » Fin de citation.

Alors si vous aimez vous gratouiller l’oreille, il va falloir songer aux alternatives… Heureusement, il en existe ! Comme mille autres petites choses de notre vie quotidienne, j’ai testé d’autres pratiques, d’autres produits, avec plus ou moins de succès.

Mon expérience de changement : les ratés, les écueils, les déconvenues

Pour remplacer ces fameux coton-tiges :

– J’ai commencé par acheter des coton-tige dont la tige est en papier, afin de pouvoir éventuellement les composter. Je trouvais ces coton-tiges en boutique bio. Cette superbe trouvaille était emballée dans une boîte en carton : parfait. Mais les concepteurs de la boîte ont carrément dérapé sur la fin. Ils ont affublé cette boîte d’un couvercle en plastique non recyclable.

– J’ai donc cherché autre chose. J’ai acheté un oriculi en métal. C’est un mini grattoir qui récupère le cérumen. C’est un tout petit objet. J’ai déménagé et je l’ai perdu. Fin de l’histoire.

– J’ai vu que mon magasin bio vendait aussi des bougies d’oreille. Après un petit tour sur internet, l’envie d’essayer m’est vite passée; la chose semble dangereuse et inefficace. Les charlatans sévissent partout !

Mais au fait, on cherche à nettoyer quoi ? Le cérumen. Alors, il y a deux ou trois choses à savoir sur le cérumen :

– il sert à nettoyer le conduit auditif

– il sert à protéger la peau du conduit auditif

– il est antibactérien et antifongique

– il est hydrosoluble

Donc, il faut le laisser dans le conduit auditif. Et pour éviter tout écoulement disgracieux en dehors de l’oreille, on peut le retirer avec de l’eau tout simplement. N’empêche qu’un petit gratouillis dans l’oreille, ça fait du bien.

La/les solutions enfin trouvée/s : l’astuce, ses inconvénients et ses avantages

En panne d’inspiration, je cherchais donc un autre outil pour nettoyer le pavillon de mes oreilles. Et il se trouve que nous en avons un à notre portée, à toute heure du jour ou de la nuit, qui ne s’use jamais, qui a la taille idéale et qui est totalement zéro déchet : j’ai nommé, l’auriculaire !

L’auriculaire est juste assez gros pour se glisser dans les recoins du pavillon, et à l’entrée du conduit auditif. Mais il est trop gros pour pénétrer dans le conduit, ainsi, vous ne risquez jamais d’aller trop loin et de vous faire mal. Par ailleurs, l’auriculaire résiste à l’eau. Vous pouvez donc l’utiliser sous la douche pour dissoudre le cérumen si vous estimez en avoir besoin.

Bref, l’auriculaire : what else ?

Bon, je suis contente, je ne jette plus de coton-tiges dans l’océan. Mais la salle de bain regorge d’autres déchets. Ces bâtonnets en plastique n’étaient qu’une aiguille dans la botte de foin. Alors, c’est parti pour une revue de mes alternatives en matière de soins du corps. Ce sont celles qui me conviennent. Pour les adopter il faudra faire vos propres tests. Chaque nouvelle pratique doit correspondre à vos habitudes, à vos envies, à vos moyens.

Quand j’essaie de changer de pratique, je me fixe 5 critères : zéro déchet, Santé, Simplicité, Production locale, Confiance en soi.

Critère n°1 : Zéro déchet : ben oui, c’est le but de la manœuvre. Produire moins de déchets, éviter les emballages.

Critère n°2 : Santé : parce qu’on parle de soin. Donc j’évite les poudres de perlimpinpin, les produits bizarres, les potions rose fluo. J’opte le plus possible pour des ingrédients bruts que je connais.

Critère n°3 : La simplicité. des recettes et de la mise en oeuvre. J’ai du l’urticaire quand je lis certaines recettes de cosmétiques maison qui comportent 3500 ingrédients, trouvables uniquement sur internet.

Critère n°4 : La production locale des produits utilisés. Je vous jure que j’essaie de respecter ce point mais ça n’est vraiment pas facile !

Critère n° 5 : Enfin, la confiance en soi. Rien à voir me direz-vous. Et bien si ! J’ai constaté que nombre de mes habitudes de soin étaient dictés par le regard présumé des autres et la pression sociale. Quand j’ai compris cela, j’ai par exemple arrêté complètement de me maquiller.

Donc, zéro déchet, santé, simplicité, production locale et confiance en soi.

Allez, on commence par les cheveux. Mes ennemies jurées étaient les affreuses bouteilles de shampoing en plastique. Bariolées et bardées de messages racoleurs, elles ont toujours fait tache dans ma salle de bain. J’aime que ma salle de bain soit sobre, vide, épurée, relaxante.

Alors, j’ai essayé :

– Les poudres lavantes qu’on trouve en sachets : rhassoul et shikakaï. (pour les déchets, c’est moins préoccupant que les bouteilles en plastique mais c’est pas terrible non plus). Je n’ai pas aimé du tout : elles sont très irritantes pour les voies respiratoires et donc pas très agréables à utiliser. Et puis pour le côté local on repassera.

– Je suis passée ensuite au savon de Marseille : sur mes cheveux, ce fut une catastrophe. Mes cheveux étaient secs et poisseux en même temps. Une fois coiffée, j’avais une tête de playmobil.

– Après cela, j’ai tenté le bicarbonate de soude. Comment dire… Mon cuir chevelu a eu pendant plusieurs jours une hygrométrie équivalente à celle du désert d’Atacama.

– J’ai arrêté un temps les expérimentations hasardeuses et j’ai tenté de réduire le nombre de mes shampoings. C’est pas facile mais c’est possible. Et c’est incontestablement un bon début pour utiliser moins de produits et pour préparer les cheveux à d’autres types de shampoing !

– Finalement, un jour j’ai testé le shampoing à l’œuf. Il faut 1 jaune d’œuf frais, 1 cuillère de miel et de l’eau dans un bol. On mouille les cheveux, on applique le mélange, on masse doucement, et on rince à l’eau fraiche. Par pitié, n’essayez pas de rincer ça à l’eau chaude, au risque de vous retrouver avec une omelette dans les cheveux. Tous les critères sont remplis avec cette recette. J’évite cependant de l’utiliser par temps humide, car une légère odeur d’œuf peut se dégager des cheveux.

– En ce moment : c’est l’hiver, alors j’ai délaissé les shampoings aux œufs. Et puis, parce que je suis un peu flemmarde aussi. Alors, j’utilise un shampoing solide, fabriqué par une amie. Il se présente en pain, comme un savon ordinaire. Côté déchets, on limite la casse. Mon amie achète ses ingrédients en grande quantité, ce qui lui permet de faire plein de petits savons avec. Et naturellement, elle me donne les savons sans emballage ! Pour la santé, tout est sous contrôle. Ce shampoing ne compte que 6 ingrédients : huiles d’olive, de coco, de ricin, d’ylang-ylang. De la soude et du beurre de karité. Côté simplicité, c’est génial. Je passe commande et j’ai mon savon le lendemain. Côté local par contre, c’est absolument raté : coco, ylang-ylang, karité ne font pas vraiment partie de la flore drômoise.

Une dernière astuce pour les cheveux. Après le shampoing, je les rince avec un petit bol d’eau fraîche et deux cuillères à soupe de vinaigre. J’utilise du vinaigre de cidre ou du vinaigre de thé que je fabrique moi-même. Le vinaigre sert de démêlant et fait briller les cheveux. Cette fois-ci, pas de problème avec l’odeur, elle part quand les cheveux sont secs.

On continue avec le lavage. Cette fois-ci, pour du visage et du corps. J’ai eu autrefois dans ma salle de bain, un produit pour laver le corps et un autre pour laver le visage, tous emballés dans du plastique. Le second était sensé être moins agressif. N’empêche que j’avais quand même la peau qui tirait en sortant de la douche. Alors mon visage, maintenant, je le laisse tranquille. Je le rince juste à l’eau tiède. Pour le corps, j’utilise tout simplement le même savon que pour mes cheveux.

Passons maintenant aux soins de la peau, une fois qu’elle est lavée. Il faut la nourrir et l’hydrater. Rapidement, j’ai voulu m’affranchir de toutes les crèmes miracles aux compositions douteuses. Et par dessus tout, je voulais éviter à ma poubelle les innombrables tubes en plastique non recyclables. Vous savez, ceux qu’on est obligés de couper au ciseau pour les terminer jusqu’au bout. Ceux qui s’ouvrent par le bas sans crier gare. Ceux qui vous projettent de la crème partout parce qu’une bulle d’air y était logée. Pour moi, tout ça c’est du passé.

Après réflexion, j’ai conclu que la meilleure crème de jour, ce n’est pas celle que l’on croit. J’ai observé que la meilleure façon d’avoir une peau à peu près nette, c’est de boire suffisamment d’eau, de manger sainement, de dormir suffisamment et d’éviter les sources de stress. Oui madame, il faut faire tout ça pour avoir une belle peau. Sauf que moi, je ne vis pas dans une pub culcul pour Nivéa. Même en me tartinant de crème à la Coenzyme Q10, si j’ai fait la chouille la veille, j’aurais quand même une tronche de mort-vivante. Et ça m’arrive aussi d’avoir la flemme de cuisiner et donc de manger n’importe quoi. Et puis je ne bois pas toujours assez d’eau parce que le vin c’est quand même plus festif. Quant au stress, comme plein de gens, je stresse pour un tas de choses dans la vie.

Alors, à défaut d’avoir un teint de lait comme madame nunuche de chez Nivéa, je peux au moins aider ma peau avec une petite mixture toute simple.

Pour cela. Dans une petite bouteille à pompe, je verse de l’huile d’olive, pour nourrir ma peau. Du gel d’aloe vera pour l’hydrater. Et de l’huile essentielle de lavande pour la soigner. Pour les quantités, je mets autant d’huile que de gel. Pour la lavande, je fait un peu au pif. En 2 minutes chrono c’est fait. Côté simplicité, j’ai pas trouvé mieux.

Alors, l’huile d’olive, je l’achète en bouteille en verre. Donc pour les déchets, c’est pas si mal. Et c’est celle avec laquelle je cuisine. Donc si je la mange, c’est parfait pour un usage externe. Enfin, elle vient d’Espagne. Au magasin, j’ai le choix entre une huile de Tunisie, une autre d’Espagne et une autre de la Drôme. Celle de la Drôme est vraiment très chère, alors l’huile espagnole me semble être un bon compromis.

Le gel d’aloe vera, je l’achète en bouteille d’1 litre, en verre également. Pour ce qui est de la santé, après 1 an d’utilisation sur la peau, je n’ai constaté que des aspects positifs. Le gel est additionné de moins de 1% de gomme et d’antioxydants, pour sa texture et sa conservation. Après vérification, ces ajouts ne seraient pas nocifs pour la santé. Côté local, par contre c’est un peu la cata : le gel est bien extrait et embouteillé en France mais les feuilles d’aloe, elles, viennent du Mexique.

Enfin, l’huile essentielle de lavande. Ahhhh c’est ma chouchoute en matière d’huiles essentielles. Quelques gouttes suffisent pour ses nombreux usages. Alors une bouteille en verre de 50ml me suffit pour 6 mois. La fiole est recyclable. Son bouchon, par contre, terminera dans la poubelle grise. C’est dommage. Côté santé, elle très bien tolérée en usage interne ou externe. Il faut cependant faire un test au creux du coude avant toute utilisation.

Voilà, huile d’olive, gel d’aloe vera et huile essentielle de lavande pour le visage et pour le corps.

Cela m’amène à un autre sujet : le parfum. Elles sont belles toutes ces jolies bouteilles, et ils sentent bon tous ces parfums. Ils coûtent cher aussi, et ils ont des formulations compliquées, et ils brûlent la peau parfois, et ils sont emballés et sur-emballés, avec des froufrous, des breloques : plastique, carton, verre…bref, la totale. Depuis 2 ans, quand je veux être coquette : j’opte pour une goutte d’huile essentielle de lavande derrière chaque oreille. Pas besoin de courir chez le parfumeur, j’ai toujours de l’huile essentielle de lavande chez moi.

Allez, encore une astuce. En hiver, pour protéger mes lèvres du froid, je fabrique un baume. Comme ça j’évite les bâtonnets de crème, les Labello et autres Dermophil Indien. Ces petits tubes en plastique ne sont pas recyclables, je vous le rappelle.

Donc, dans un petit pot en verre ou en inox, je fais fondre au bain marie quelques grains de cire d’abeille (que j’achète en boutique bio, dans un sachet en papier). J’ai acheté un kilo de cire il y a 10 ans, et j’en ai encore aujourd’hui. Une fois la cire fondue, j’ajoute de l’huile d’olive. Je touille avec un bâtonnet en bois. Quand la mixture commence à refroidir et à se solidifier, j’ajoute quelques gouttes d’huile essentielle pour éviter que mon mélange ne devienne rance. En effet, mon petit pot me suffit pour tout un hiver.

Dernière astuce : le dentifrice. Ah, ce tube un peu mou, la petite excitation quand on appuie tout doucement et qu’un boudin de dentifrice à paillettes sort du trou, et enfin, la sensation de fraîcheur qui en fait arrache quand même un peu la bouche. Ce tube, bien que “recommandé par l’union Française pour la Santé Bucco-dentaire!” , va quand même finir au fond d’une décharge. Alors, comme pour le shampoing, j’ai fait des tests.

– J’ai commencé par acheter un dentifrice solide, vendu dans une boite en carton. Un dentifrice solide, ça se présente comme un savon. Et puis j’ai regardé la composition. J’ai arrêté tout de suite de m’en servir.

– Alors j’ai testé les poudres. Cannelle, clous de girofle, argile, bicarbonate peuvent s’allier pour le soin des dents, chacune ayant une propriété particulière. Mais j’ai vite arrêté aussi. Si on la dose mal, la cannelle brûle les muqueuses. La sensation poudreuse dans la bouche est désagréable et le goût est affreux. Alors on peut aussi mouiller la préparation. Mais là, se pose un problème de conservation. Et enfin, cette recette n’est ni simple à réaliser, ni rapide, ni locale.

– Et un jour, j’ai lu que l’on pouvait se laver les dents au savon de Marseille. Mais avant, faisons le point sur l’utilité du brossage de dents. Le brossage ne sert qu’à déloger les restes alimentaires pour permettre à la salive de faire son job. Et le job de la salive c’est de nettoyer et protéger nos dents. On peut l’aider en ajoutant un détergent qui enlèvera les matières grasses de notre bouche. On peut aussi l’aider en éliminant la plaque dentaire (la plaque dentaire c’est le film blanc qui se dépose sur les dents. Il est plein de bactéries et empêche la salive de faire son travail). Mais on peut l’aider aussi en limitant le nombre de repas par jour et en évitant les sucres raffinés.

Pour éliminer la plaque dentaire, l’action mécanique du brossage suffit. Pour retirer les matières grasses, j’ai choisi le savon de Marseille. J’en ai découpé un petit morceau, que je range dans une boîte sur l’évier de ma salle de bain. Je passe ma brosse à dent sous l’eau et je la frotte contre ce morceau savon de Marseille. La première fois, toute cette mousse et ce goût de savon dans la bouche, c’est un peu déconcertant. Mais on s’habitue très vite. Côté zéro déchet, je crois que c’est le top, puisque j’achète mon savon sans emballage. Côté santé, pas de troubles dentaires depuis des années. Côté simplicité et production locale, c’est parfait aussi.

Une à deux fois par mois, je me brosse aussi les dents avec du bicarbonate de soude. Je consomme régulièrement du thé et du vin, dont les tanins font jaunir les dents. Le bicarbonate, par son effet abrasif, atténue un peu ces traces. Le brossage au bicarbonate doit être doux, pour ne pas abîmer les gencives.

Bouteilles et tubes en plastique, bouteilles de parfum, bâtonnets à lèvres, tube de dentifrice ont été bannis de ma salle de bain. Un sacré coup de vide ! Et j’ai changé aussi d’autres pratiques. Par exemple : j’ai dû remplacer ma brosse à cheveux en plastique qui avait perdu la moitié de ses picots. Evidemment, elle a terminé sa vie dans ma poubelle grise. Et bien je l’ai remplacée par une brosse en bois qui durera sans doute bien plus longtemps.

Et j’ai abandonné aussi l’usage des crèmes exfoliantes, surtout quand j’ai appris que des billes de plastique étaient ajoutés à la liste des ingrédients….Beurk. J’ai acheté des gants de crins, qui finissaient toujours à la poubelle. Et puis, j’ai découvert le brossage à sec.

Le brossage à sec, comme son nom l’indique, est le fait de brosser la peau sans la mouiller. On trouve les brosses adéquates dans les boutiques bio. Elles sont en bois et on en trouve deux sortes : une petite et douce pour le visage. Une plus grande et plus dure pour le corps. On brosse, on se douche et on applique le mélange huile d’olive et gel d’aloe vera. Avec, ça, la peau d’ours laisse place à la peau douce.

Si vous n’avez jamais essayé le brossage à sec, franchement, allez-y ! En plus d’exfolier la peau, il paraît que ça aide la circulation lymphatique. J’en sais trop rien. Ce que je sais par contre, c’est que c’est bon pour le moral. Parce qu’à la fin du gommage vous n’allez rien jeter dans votre poubelle, que vous allez avoir la peau toute douce et ça détend autant qu’un bon massage.

Brrr j’en ai des frissons.

Une recommandation (livre, blog, site…)

Mais ne nous égarons pas, et restons concentrés. Pour aller plus loin sur cette question des cosmétiques, je vous recommande le site www.surfrider.eu. Surfrider, c’est une association qui travaille pour la protection des océans. Si vous doutez encore que l’océan est une grande poubelle à ciel ouvert, allez voir leur site. Attention pour ceux qui sont malades en bateau, leur site donne le mal de mer

Ensuite, j’aimerais vous recommander deux livres. “Additifs alimentaires” de Corinne Gouget. Quand on se met à la cosmétique maison, on a souvent recours aux ingrédients de la cuisine, alors, mieux vaut savoir ce que l’on va utiliser.

Et enfin, pour vous lancer dans l’usage des huiles essentielles, voyez le petit précis qui s’appelle “Les huiles essentielles”, aux éditions Utovie.

Je vous rappelle la bonne résolution du jour : faites vos cosmétiques vous même, avec des produits et des recettes simples. Et…offrez une utilité à votre auriculaire !

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cosm%C3%Atique

http://www.greenpeace.org/belgium/Global/belgium/report/2010/2/guide-cosmetox.pdf

Sur le coton-tige :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_pour_la_reconqu%C3%AAte_de_la_biodiversit%C3%A9,_de_la_nature_et_des_paysages

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coton-tige

https://www.planetoscope.com/hygiene-beaute/1560-ventes-mondiales-de-coton-tiges-q-tips.html

https://surfrider64.com/tag/coton-tiges/

http://www.nationalgeographic.fr/environnement/2017/09/cette-image-revele-une-inquietante-realite

https://www.actu-environnement.com/ae/news/biodiversite-projet-loi-adoption-nouvelle-troisieme-lecture-Assemblee-nationale-27067.php4

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2016/8/8/2016-1087/jo/texte

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=71DC991F05D61B3C53B5993F1C21249D.tplgfr30s_3?idArticle=JORFARTI000033016344&cidTexte=JORFTEXT000033016237&dateTexte=29990101&categorieLien=id

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bougie_d%27oreille

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coenzyme_Q10

http://raffa.grandmenage.info/post/2006/10/17/Soins_bucco-dentaires_-_dentifrice

https://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_dentaire

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gommage

Les livres :

http://www.utovie.com/catalog/index.php?id_product=184&controller=product

https://www.decitre.fr/livres/additifs-alimentaires-danger-9782911806698.html

Pour briller au Trivial Poursuit : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sert_d%27Atacama

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