Lancôme se décarcasse pour vous !

rubinstein
Regrettant les inégalités de l’offre culturelle entre grandes et petites villes, j’aime assez encourager les expositions proposées autour de chez moi, dans la Drôme. C’est dans cet esprit que je suis allée récemment au château-musée de Tournon-sur-Rhône.

On pouvait y admirer une œuvre de Nicolas Rubinstein, plasticien contemporain mû par « l’envie de révéler la structure cachée, l’ossature intérieure, l’anatomie des êtres et du monde »; qui pour cela, retouche une affiche au crayon blanc, mettant pour ainsi dire à nu, le squelette d’Anne Hathaway, égérie du moment chez Lancôme.

Lancôme

 

Rubinstein n’a donc pas forcément donné de sens militant à cette œuvre. En ce qui me concerne cependant, elle fait écho à plusieurs préoccupations relatives à la publicité que je nourris depuis quelques mois et que j’aimerais partager avec vous.

Agression publicitaire : pas de répit pour l’occupant de la rue

Il y a quelques mois je vous décrivais ma petite action « anti-pub » dans un article consacré entre autres à mediapost, le distributeur de courrier publicitaire non souhaité. Depuis, j’ai découvert l’existence de collectifs qui agissent contre la pub, notamment celle qui nous est imposée dans la rue. Je vous recommande donc d’aller jeter un œil sur les sites des Déboulonneurs celui des Casseurs de pub et enfin celui de l’association Résistance à l’Agression Publicitaire.

Je ne vous fait pas de topo sur les effets néfastes de la publicité (à la télé, dans la rue, dans notre boîte aux lettres), ces sites le font très bien.

Image de la femme : la publicité, héraut du sexisme

Alors ok, ça bouge un peu dans le monde de la retouche publicitaire. Si j’ai bien compris, le décret n° 2017-738 du 4 mai 2017 oblige les publicitaires à apporter la mention « photographie retouchée » sur les photos de mannequins. N’empêche que ça ne résout pas vraiment le problème puisque ces images sont quand même diffusées.

Je voudrais donc profiter de l’exposition Rubinstein à Tournon-sur-Rhône pour rappeler que la publicité véhicule des stéréotypes féminins qui rendent difficile le quotidien des humaines en chair…et en os. Et que combattre la pub, c’est aussi combattre le sexisme. Pour nous aider dans ce combat contre le sexisme, des associations existent. Dans la Drôme, je peux mentionner L’Ebullition, qui travaille sur les discriminations, notamment liées au genre. Elle propose des outils issus de l’éducation populaire, propose des formations et organise un festival à Romans-sur-Isère pour lutter contre le sexisme.

La publicité : fournisseur officiel de nos centres de tri

Petit rappel pour ceux qui ont la flemme d’aller relire l’article sur mediapost : en France, selon le planetoscope de consoGlobe, 830 000 tonnes de papier par an finissent dans les filières de recyclages, à nos frais, juste pour la publicité déposée dans les boîtes aux lettres. Pour info, un centre de tri consacré au papier et au carton, c’est immense, glauque, bruyant et puant. Dans la Drôme, vous pouvez visiter celui de Portes-les-Valence, vous pourrez ainsi voir où vont les déchets que l’on dépose dans les poubelles proprettes à couvercle bleu.

chaîne de tri
ledauphine.com

La publicité promeut des produits néfastes à nos Trois Maisons

Depuis 2015 je n’utilise plus de parfum, les publicités pour Lancôme et compagnie me laissent donc de marbre. Bon, allez, je vous l’avoue, je triche un peu… une goutte d’huile essentielle de lavande derrière chaque oreille quand je veux être coquette. Et c’est tout. Fini les parfums entêtants qui coûtent un bras, agressent la peau, attisent le désir de consommation, polluent notre environnement…

Si vous voulez creuser le sujet, je vous recommande l’article de consoglobe sur le sujet. Et le guide cosmétox établi par Greenpeace.

Comment agir à notre niveau ? Rubinstein, un artiste militant ?

Il faudrait que je lui pose la question… Pour d’autres artistes, c’est avéré : je vous invite à voir le travail de Seth, un graffeur parisien. Découvert par hasard sur la toile (parce qu’un jour il est passé à la télé et que de ce fait, plein de médias en ligne ont commencé à parler de lui. (La tristitude de notre monde c’est ça aussi : attendre le sacro-saint passage à la télé pour que des talents soient reconnus. Pardon pour la digression). En tous cas, ses graffs m’ont émue; ils s’attachent souvent à dénoncer des oppressions. Oppressions souvent véhiculées…par la pub ! Seth va poser ses couleurs aux quatre coins du monde, et parfois là où les tensions sont fortes (sur le mur israëlo-palestinien par exemple).

Je voudrais vous indiquer aussi la récente action de Lucy Watt qui a apposé des affiches anti-pub dans les rues de Mâcon.

De mon côté, j’ai tenté -bien timidement- de m’opposer à la pub de différentes manières. En posant un stop pub sur ma boîte aux lettres (et un peu sur celles de mes voisins aussi j’avoue). J’ai aussi écrit à Yvan Gradis pour recevoir le Publiphobe par mail (une revue qui recense les actions anti-pub en France, et parle des suites judiciaires données à ces actes en cas d’interpellation). Si vous voulez son adresse mail pour le recevoir aussi, écrivez-moi un mot doux via le media qui vous plaira.

Et puis un jour, j’ai été vraiment agacée par une pub qui vantait les mérites d’un shampoing qui fait faire des vagues aux cheveux, ou quelque chose comme ça. Il y a tellement de choses qui m’ont gonflées dans cette pub ! Une nana retouchée et complexante, pour un produit inutile, coûteux et polluant, un visuel moche dans la petite rue médiévale où j’habitais. Je me suis donc amusée à faire une petite galerie iconoclaste, que j’ai déjà publiée intégralement ici.

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Ah, et puis un jour, il me semble avoir dérapé avec un gros posca sur une pub pour MacDo dans la rue…mais chut 😉

 

Des idées pour un Noël sans déchets

Cet article arrive un peu tard, j’en conviens ! Ceux qui me côtoient savent déjà que j’ai décroché un nouveau job, qui a pas mal bouleversé mon planning zéro déchet. Mais qui reste dans le thème puisque c’est dans une ressourcerie que je vais m’investir defaçon un peu plus pro.

Allez, sans plus attendre, je vous propose en vrac les idées auxquelles je pense, pour un Noël respectueux de nos trois maisons : notre corps, notre logement et notre planète.

Des idées comme cela il y en a des centaines que vous pouvez trouver sur internet. Ici, je vous donne juste un peu d’inspiration !

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Les incontournables cadeaux de Noël

Incontournables ? Vraiment ? Et si vous limitiez leur nombre cette année ? Pour limiter votre impact, pour les acheter de meilleure qualité et pour que vos proches en profitent vraiment. Voici tout de même quelques idées : il y en a pour tous les budgets. J’ai déjà essayé la plupart avec succès.

  • 1 panier garni de produits alimentaires ou cosmétiques locaux
  • 1 panier garni de produits alimentaires ou cosmétiques faits maison
  • Des livres sur le sujet de la réduction des déchets si vous sentez que vos proches sont dans l’attente de conseils : rendez-vous dans la Médiathèque si vous ne savez pas quoi acheter
  • Des cosmétiques éco-responsables : j’en ai testé quelques uns de la marque Pachamamai
  • Une gourde Qwetsch en inox
  • Un vêtement éthique
  • Une série DVD achetée d’occasion ou téléchargée : offrez-la sur clé USB dans une jolie boîte faite maison
  • De la musique sur une clé USB
  • Un bon pour : un spectacle, un concert, un soin, un ciné, un restau, un we (organisé par vos soins)…
  • Un kit zéro déchet : lingettes, sacs à vrac…
  • Un objet convoité, d’occasion : la Bon Coin est votre ami ! Notez que les enfants ne seront pas fâchés d’avoir un jouet d’occasion si vous leur expliquez votre choix et si vous donnez toute votre créativité dans l’emballage du cadeau 😉

Pour emballer tout ça ?

Vous n’en n’avez pas marre de la montagne de papier cadeau kitch après la passage du gros bonhomme rouge ? D’autres jolies solutions existent !

  • Utiliser des matériaux de récup’ : jolis papiers cadeaux, jolis emballages (papier de soie des chaussures par exemple), jolis tissus récupérés, belles images dans les revues…
  • Tester la méthode furoshiki 

On passe à table ?

Là encore, si on choisissait moins mais mieux ? Le repas sera-t-il plus convivial si vous prévoyez à manger pour 20 alors que vous êtes 5 ?

  • Planifiez vos repas de fêtes à l’avance
  • Faites une liste de courses et respectez-la
  • Fuyez les supermarchés et leurs montagnes de produits en promo et couverts de paillettes
  • Allez plutôt faire le marché, rencontrez vos producteurs locaux, découvrez votre coopérative de producteurs, votre AMAP, votre Ruche qui dit Oui : c’est le moment de faire le plein de bon produits de chez vous
  • Prenez le temps de faire un maximum de plats vous-même : vous régalerez vos convives, vous serez fièr-e de vous et vos repas seront sans doute plus sains
  • Et pourquoi ne pas réduire un peu les produits d’origine animale ? Les produits animaux ont un impact négatif sur la santé de notre planète et de nos corps.Vous manquez d’inspiration ? Moi en ce moment j’aime assez le blog de Mélanie : Le cul de poule

C’est jouable, non ?

« Je t’affiche! »#2 – Distribution de fessées et de bisous.

Voilà le numéro 2 de la nouvelle série que je vous propose sur le blog des Trois Maisons. L’idée est de rendre hommage aux Zorro du Zéro Déchet…et de coller une tarte aux grandes enseignes qui auraient les moyens de faire des efforts aussi mais qui n’en font pas!

Un bisou à Dorothée qui a proposé ses propres contenants à son boucher. La démarche n’est pas toujours facile. En effet, les commerçants sont parfois déroutés par cette pratique. Si vous rencontrez des résistances : affichez un air sûr de vous et dégainez votre plus beau sourire !

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Une fessée aux gros crados de la zone commerciale de la Laye à Saint-Marcel-les-Valence ! Non aux produits sur-emballés, et non aux dépôts d’ordures sauvages ! #cultura #casa #tati

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Vous souhaitez encourager la réduction des déchets ? Envoyez moi une photo de vos astuces zéro déchet ou bien des déchets que vous croisez, avec si possible le nom de la grande enseigne qui les a produit et vendu. Indiquez-moi si vous souhaitez rester anonyme ou si je peux publier votre prénom.

Merci à tous les Zorro du Zéro déchet ! 

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« Je t’affiche! »#1 – Distribution de fessées et de bisous.

Depuis que je me suis lancée dans la démarche zéro déchet, je reçois des messages d’une nature un peu particulière. En effet, mes proches me font part de leurs progrès dans la réduction de leurs déchets, photos à l’appui. Ces messages me font tellement plaisir et me donnent tellement d’espoir pour notre petite planète que j’ai envie de rendre hommage à leurs efforts…et de coller une tarte aux grandes enseignes qui auraient les moyens d’en faire aussi mais qui n’en font pas !

Je tente donc l’instauration d’une nouvelle série sur ce blog  :

« Je t’affiche ! » 

On commence ?

Un bisou à V. qui a décidé de retourner le courrier non-sollicité aux envoyeurs ! Refuser ce courrier superflu c’est refuser le gaspillage de nos ressources et le matraquage publicitaire.

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Une fessée aux grandes enseignes du quartier de Laye à Saint-Marcel-les-Valence. Non merci aux biens de consommation sur-emballés !  #Arteis #Castorama #Babou

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Vous souhaitez encourager la réduction des déchets ? Envoyez moi une photo de vos astuces zéro déchet ou bien des déchets que vous croisez, avec si possible le nom de la grande enseigne qui les a produit et vendu. Indiquez-moi si vous souhaitez rester anonyme ou si je peux publier votre prénom.

Merci à tous les Zorro du Zéro déchet ! 

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Il n’y a pas que le beaujolais nouveau dans la vie…

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…il y a aussi la 

Semaine Européenne de Réduction des Déchets.

(restez encore un peu, ça n’est pas si ch*ant que ça en a l’air)

Et ça commence ce samedi 19 novembre. Cette initiative a pour objectif  « de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et de donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant. » Vous trouverez le programme national ICI.

Si vous habitez Valence, venez avec moi, on va faire la tournée des… déchetteries ! Avec des escales « beaujolais nouveau », pourquoi pas ! Pour commencer, je vous ai concocté une causerie ce samedi et puis j’ai repéré d’autres événements auxquels j’aimerai assister. Pour ceux qui ne se déroulent pas à Valence, on peut covoiturer.

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Prêts ? A vos agendas !

  • Samedi 19 : Apéro / causerie au Valence Atelier Libre / 13bis rue Montplaisir 26000 Valence / 10h-12h 

Je vous propose un apéro au VAL pour vous parler de mon engagement dans le mouvement Zéro Déchet. Chacun peut apporter un petit quelque chose à grignoter ou à boire pour accompagner la discussion (végétalien si possible afin que tout le monde puisse se régaler). Faisons de cette matinée un moment de partage d’idées ou de questions sur la réduction de nos déchets ultimes. Pour ceux que cela intéresse, l’atelier peut être précédé d’un tour au marché du centre ville, où nous pouvons trouver de bonnes choses pour l’apéro.

Inscriptions et informations : maudmorel@outlook.com

  • Mardi 22 : Visite guidée de la déchetterie de Romans-sur-Isère par une valoriste du réseau Nouvelle R  / Avenue de la Déportation 26100 Romans-sur-Isère / 14h-17h

Présence d’une valoriste de Nouvelle R afin d’expliquer le fonctionnement du conteneur réemploi : objets concernés, réutilisation des objets par des associations locales, définition d’une ressourcerie…

  • Mardi 22 également : Echanges et discussions sur le compostage collectif et le gaspillage alimentaire, animés par l’association Compost et Territoire / Place Saint Jean 26000 Valence / 16h-19h

Le mardi soir c’est aussi le jour du marché de producteurs des halles Saint Jean. Venez avec votre panier à provisions et vos sacs en tissu !

  • Mercredi 23 : Visite du centre de tri du SYTRAD (SYndicat de TRaitement des déchets Ardèche Drôme) et présentation sur l’éco-consommation / 7, rue Louis Armand 26800 Portes-lès-Valence / 10h

Inscription obligatoire: – par internet: http://pie.dromenet.org – rubrique agendas évènements – par téléphone: 04 75 79 04 47 – par mail: mm@dromenet.org (RDV à 10h00)

  • Vendredi 25 : Visite de la déchetterie de Bourg-de-Péage par une valoriste du réseau Nouvelle R / La Maladière 26300 Bourg-de-Péage / 9h-12h

Présence d’une valoriste de Nouvelle R afin d’expliquer le fonctionnement du conteneur réemploi : objets concernés, réutilisation des objets par des associations locales, définition d’une ressourcerie…

  • Dimanche 27 : on termine la semaine en s’amusant ! Jeux et stands sur la prévention des déchets / Esplanade de la Mairie 26120 Montelier / toute la journée

Stand de sensibilisation à la réduction des déchets, animations et jeux sur le compostage, le réemploi, le non gaspillage alimentaire, le tri des déchets … En collaboration avec le SYTRAD.

Il y a beaucoup d’autres événements, n’hésitez pas à feuilleter le programme.

Alors, vous venez avec moi ?

 

Les dix conseils de Jeremy Irons pour réduire nos déchets

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Informer le politique sur le problème des déchets…

Ce 16 novembre, sort en salles le film Trashed où l’on verra Jeremy Irons parcourir le monde afin d’observer les impacts de notre production de déchets : impacts environnementaux mais également sociaux et sanitaires.

Malheureusement, je n’ai pas trouvé de salle drômoise qui le projette. Mais vous pouvez le regarder au chaud dans votre canapé :

  • En le louant pour trois jours et 2€
  • En l’achetant pour 3.99€
  • Depuis le site du film : http://www.trashedfilm.com/purchase/

Trashed est sorti aux Etats-Unis et a été présenté au Festival de Cannes en 2012 puis il a été projeté dans plusieurs parlements ou assemblées (notamment à l’Assemblée Nationale). En effet, le film propose comme solution l’exemple de la ville de San Francisco, pionnière en matière de recyclage et de diminution de ses déchets. L’idée étant que les alternatives doivent venir du politique. Mais à priori, le message n’est pas vraiment passé. (A moins que j’aie loupé une loi radicale passée au 49.3 sur la réduction des déchets en France…on dirait une blague carambar)

…et se dire que les citoyens ont aussi un rôle à jouer.

Je n’ai pas encore vu le film mais j’ai déjà envie de vous en parler parce que le site internet consacré au film propose 10 astuces simples pour réduire ses déchets. Vous êtes prêts ? On y va !

  • 1 – Utiliser une brosse à dent écolo !
    • Jeremy nous propose les brosses à dent en bambou, en effet, elles sont entièrement compostables. Mais pour nous Européens, je ne pense pas que ce soit la solution parfaite : elles sont plutôt chère (7.50€ la brosse) et sauf erreur de ma part, fabriquées en Chine. Pour ma part j’utilise les brosses à tête changeable Monte Bianco que l’on trouve en boutique Bio. Elles ne sont pas zéro déchet mais sont fabriquées en Allemagne; là, à chacun de voir ses priorités. Mais si vous voulez une étude complète sur les brosses à dent respectueuses de l’environnement, je vous recommande la lecture de l’article de Natasha du blog Echos Verts : vous saurez vraiment tout en cliquant ICI.
  • 2 – Acheter son thé en vrac, parce que les sachets ne sont pas complètement biodégradables
    • A Valence vous pouvez vous en procurer à la boutique Pivard (place des Clercs), chez Biocoop (avenue Victor Hugo), à la boutique de la ferme Maubourg (en face du Pathé).
    • A Dijon vous en trouverez au Comptoir des Colonies (place François Rude)
    • Au Puy-en-Velay, vous en trouverez chez Agapi (rue Saint Gilles)
  • 3 – Acheter sa nourriture sur le marché ou aux coopératives de producteurs
    • A Valence, ça tombe bien le marché c’est en ce moment ! (tous les samedis matins), et il y a la Ferme Maubourg (en face du Pathé)
    • A Bourg-les-Valence il y a le marché du dimanche matin et la Musette de Valentine (passage René Berthoin)
  • 4 – Ne pas jeter son mégot par terre (et encore moins dans les égouts)
    • En ayant toujours sur soi un cendrier portable, une petite pochette étanche…
  • 5 – Rejoindre un groupe de nettoyage des plages
  • 6 – Utiliser des sacs réutilisables
    • Cabas, paniers, totebag, sac à dos…je ne vous fais pas un dessin. (nb la loi récente n’a pas encore fait disparaître ces indésirables)
  • 7 – Etre créatif-ve avec les papiers d’emballage : NB c’est bientôt Noël…
    • En trouvant plein d’idées de jolis papiers recyclables  ICI
    • En vous mettant au furoshiki, car le recyclage coûte cher et polue, alors autant que vos emballages de cadeaux soient réutilisables : c’est par LA
  • 8 – « Inspire people by making changes yourself and hopefully they will follow! » / Inspirez les gens en faisant vous même des changement, et sans doute qu’ils suivront!
    • En bloguant par exemple ? 😉
    • Ecrire cette phrase sur son frigo : pour moi, c’est fait !
    • Dans le même ordre d’idée, Gandhi a dit : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » !
  • 9 – Utilisez des couches lavables
    • N’ayant pas de bébé, j’aurais du mal à vous conseiller sur ce point. Mais internet vous dira tout ! Et si vous trouvez cela trop contraignant, ne culpabilisez pas. La démarche zéro déchet vous donnera un million d’autres occasion de faire des efforts.
  • 10 – N’achetez plus de bouteille en plastique
    • En adoptant une bouteille en verre ou en inox que j’achète en boutique bio ou en magasin de sport (chez Nature et Santé par exemple)
    • En s’informant sur la qualité de l’eau à Valence

Merci Jeremy !

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Jeremy Irons en croisade contre nos déchets 🙂

source

La webothèque de cet article : 

www.trashedfilm.com

www.amazon.co.uk/Wooden-Toothbrush-With-Natural-Bristles/dp/B005ZW078I

www.satoriz.fr/infos-produits/les-brosses-a-dents-monte-bianco/

www.echosverts.com/2014/09/15/zoom-sur-les-brosses-a-dents-ecolo/

www.facebook.com/PokeDechetsGo/

www.custompaper.com/paper.html

www.furoshikiecoconcept.wordpress.com/comment-plier-mon-furoshiki/

 

Le retour de courrier non souhaité, parfois, ça fonctionne !

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Mon autocollant STOP PUB est habituellement efficace. Malgré tout, comme je vous le racontais dans un précédent article, il arrive que je reçoive encore des courriers publicitaires non souhaités. Plusieurs raisons expliquent cela :

  • L’autocollant STOP PUB est seulement incitatif mais pas du tout injonctif sur le plan légal
  • Toutes les filiales de La Poste peuvent utiliser les pass d’immeubles
  • Les adresses d’entreprises sont, par définition faciles à trouver

En effet, étant à mon compte, je reçois assez régulièrement du courrier publicitaire destiné aux professionnels. Ce courrier m’est donc « personnellement » adressé.

Récemment, c’est Nespresso qui m’a fait part de ses offres fabuleuses, à l’aide d’un livret en papier glacé, sous blister non recyclable de surcroît. Je n’ai pas eu envie de consacrer du temps à les appeler. J’ai donc rayé mes noms et adresse au stylo, et déposé le courrier sous blister dans une boîte aux lettres.

Alors oui, j’ai ajouté un courrier dans la tournée du facteur du boulevard Pasteur à Paris où siège Nespresso, et j’ai encouragé un transport polluant. N’empêche que le retour à l’envoyeur fait partie des solutions pour dire non à ces courriers qui :

  • encombrent nos poubelles
  • coûtent de l’argent à notre collectivité
  • polluent par leur production, leur acheminement, leur recyclage

Si je vous en parle, c’est que Nespresso m’a fait parvenir un accusé de réception, emballé dans une belle enveloppe en papier cette fois-ci. C’est la preuve que parfois, quand on demande, on obtient ! 

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Prêts à dire non même si c’est Georges qui vous le demande ? 🙂

 

To do list ZD #2 Les dix objets à refuser pour limiter sa production de déchets

Voilà un mois que je vous ai proposé la première to do list pour se lancer dans l’aventure zéro déchet à Valence ! Avez-vous relevé le défi ? Quelles sont vos impressions ?

Aujourd’hui, voici d’autres astuces pour continuer à réduire vos déchets. Pour les mettre en pratique il faudra vous entraîner à refuser poliment, à dire non sans gêne.

 Alors même si vos refus sont mal compris ou mal perçus, rappelez-vous que dire non aux déchets c’est dire oui à une vie meilleure : plus saine, plus durable, plus humaine.

Ainsi, ce mois-ci je vous propose de traquer le déchet qui, insidieusement se glisse dans votre poubelle, sans que vous l’ayez toujours choisi.

Prêts ? Feu, partez !

1 ** Je refuse les sacs en plastique (et oui, il en reste encore !) : chez les amis, en balade, en courses, au jardin…

  • Je pense à prendre mon panier, un sac en tissu ou en papier et/ou j’en laisse toujours un dans le coffre de la voiture ou la sacoche de mon vélo

Economies pour ma poubelle : plastique
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

2 ** Je refuse les tickets de caisse (sauf si je pense devoir échanger mon achat)

  • Je trouve une autre façon de faire mes comptes (tenir un carnet de dépenses par exemple)

  • Je dis non aux achats impulsifs. Je réfléchis à mes achats (utilité coût, impact environnemental…)

Economies pour ma poubelle : papiers pas toujours recyclables
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

3 ** Je refuse les papiers alimentaires (au rayon fromage, boucherie ou pour les viennoiseries par exemple)

  • Je demande à être servi.e dans mon propre contenant : boîte type tupperware, bocal, torchon, emballages réutilisables, sac en tissu…

>> Cette démarche n’est pas toujours acceptée dans les supermarchés. Cependant, sachez qu’aucune loi n’interdit aux commerçants de vous servir dans vos propres contenants. Mais, pour éviter les refus (et manger plus sainement), il est préférable de vous tourner vers votre marché, vos coopératives de producteurs ou vos boutiques bio : ces commerçants sont généralement plus ouverts aux démarches alternatives que dans la grande distribution.

Economies pour ma poubelle : papier, plastique d’emballage
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

4 ** Je refuse les objets promotionnels

  • Ils flattent notre penchant pour l’accumulation mais se retrouveront tôt ou tard dans votre poubelle ! N’encouragez pas la production des ces objets publicitaires qui ont un très court cycle de vie et encombrent votre intérieur : stylos, casquettes, mugs, porte-clés…

Economies pour ma poubelle : plastique et autres matières non recyclables
Economie pour mon budget : refusez d’être la cible des publicitaires !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

5 ** Je refuse les flyers et dépliants papier

  • Jetez un rapide coup d’œil et si l’information vous intéresse et que vous avez un smartphone : prenez le document en photo et rendez-le

  •  Si l’information ne vous intéresse pas : refusez poliment

Economies pour ma poubelle : papiers pas toujours recyclables
Economies pour mon budget : refusez d’être la cible des publicitaires !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

6 ** Je refuse les porte-documents en papier lorsque je signe un contrat

  • A la banque ou chez votre assureur il vous est sans doute déjà arrivé de voir votre contrat soigneusement rangé dans un porte-document : il finira souvent à la poubelle. Voyez chez vous si vous avez déjà de quoi le ranger !

Economies pour ma poubelle : plastique, papier
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

7** Je refuse les porte-carte, porte-chéquier en plastique

  • Ces objets sont pratiques certes mais avant tout publicitaires : voyez si votre carte et votre chéquier trouvent leur place dans votre sac.

  • Si vous êtes bricoleur.se ou couturier.ère, lancez-vous !

  • Si vous avez quand même besoin de ces accessoires : pensez local et responsable.

Economies pour ma poubelle : plastiques non recyclables
Economie pour mon budget : refusez d’être la cible des publicitaires !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

8 **Je refuse les cartes de fidélité

  • Il y a plusieurs raisons pour refuser (ou accepter) une carte de fidélité : Est-ce simplement une action commerciale ou bien un vrai avantage pour vous ? La carte en elle-même est-elle en carton ou en plastique ?

  • Si l’offre de votre commerçant est intéressante pour vous et que les points sont crédités sur un fichier informatique, demandez à en bénéficier sans prendre la carte en elle-même, vous donnerez simplement votre nom à chacun de vos achats.

Economies pour ma poubelle : plastique non recyclable
Economies pour mon budget : refusez d’être la cible des publicitaires !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

9 ** Les imprimés publicitaires et les courriers publicitaires non sollicités

  • On rejoint le conseil numéro 1 de la to do list précédente mais c’est vraiment un geste essentiel pour commencer à dire non aux déchets :

    • Je me procure un autocollant stop pub à l’accueil de la mairie de Valence, du lundi au vendredi de 8 h à 18 h
      et le samedi de 8 h 30 à 12 h

    • Je le télécharge et je l’imprime moi-même en cliquant ICI

Economies pour ma poubelle : papier et carton
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

10 ** Je refuse les cartes de visite

  • Il paraît anodin ce petit bout de carton, et en plus il est recyclable ! Mais imaginez-le multiplié à des millions d’exemplaires… Comme pour les flyer : prenez-la en photo ou notez quelque part les éléments intéressant

  • Rappelez-vous que bien souvent, si un professionnel vous donne sa carte c’est que vous avez pu le rencontrer en vrai : c’est donc que vous avez probablement déjà ses coordonnées

Economies pour ma poubelle : papier
Economies pour mon budget : refusez (encore) d’être la cible des publicitaires !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

Alors prêts à relever ces petits défis ? Surtout, pas de panique, chacun doit adapter sa démarche à ses besoins, envies, moyens… Chaque situation est différente.

Chaque geste compte, même le plus petit.

To do list ZD #1 Les dix premiers gestes pour se lancer dans l’aventure Zéro Déchet à Valence

Vous vous sentez prêts à relever le défi d’une vie sans déchets ? Mais vous ne savez pas trop par quoi commencer ? Pas de panique ! Il suffit de mettre en place quelques actions concrètes pour faire maigrir visiblement et durablement votre poubelle.

Ainsi, chaque mois, je vous propose la to do list du chasseur de déchets débutant.

Avant que nous commencions ensemble cette belle aventure, rappelez-vous que chacun doit avancer à son rythme, selon ses besoins et selon son budget. Et, si vous voulez mesurer vos efforts, je vous conseille de peser votre poubelle régulièrement.

(oui oui, votre famille et vos amis vous prendront pour un-e fou-lle)

Enfin, rappelez-vous que le but de la démarche Zéro Déchet consiste à traquer tous les déchets, même ceux qui se recyclent !

Prêts ? Feu, partez !

 

1 ** Je colle un autocollant « stop pub » sur ma boîte aux lettres 

  • Je m’en procure un à l’accueil de la mairie de Valence, du lundi au vendredi de 8 h à 18 h et le samedi de 8 h 30 à 12 h

  • Je le télécharge et je l’imprime moi-même en cliquant ICI

Economies pour ma poubelle : papier et plastique d’emballage (1)
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

2 ** Je bois l’eau du robinet 

  • Si je n’ai pas de bouteille réutilisable et solide chez moi, j’adopte une bouteille en verre ou en inox que j’achète en boutique bio ou en magasin de sport (chez Nature et Santé par exemple)

  • Je m’informe, si je le souhaite, sur la qualité de l’eau à Valence

Economies pour ma poubelle : bouteilles en plastique, bouchons
Economie pour ma santé : l’inox et le verre sont des matériaux inoffensifs pour la santé contrairement à certains plastiques, et l’eau du robinet est très contrôlée en France
Economies pour mon budget : même si le coût de l’eau du robinet varie grandement d’une ville à l’autre, l’eau en bouteille est généralement plus chère que l’eau du robinet
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

3 ** J’utilise des mouchoirs en tissu, j’offre la douceur à mon nez 

  • Je ressors les jolis mouchoirs à carreaux de mon papi ou bien j’opte pour des lingettes lavables plus discrètes, en coton écru « Ecodis » (par exemple) de chez Biocoop

Economies pour ma poubelle : papier, plastique d’emballage
Economies pour mon budget : adieu les mouchoirs sur la liste de courses !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

4 ** Je remplace l’essuie-tout par des alternatives lavables

  • Il en existe plein ! J’utilise une éponge, un vieux t-shirt découpé, un essuie-tout lavable, une serviette éponge découpée en carrés… je n’ai que l’embarras du choix

Economies pour ma poubelle : éponges usagées, plastique d’emballage, tube en carton
Economie pour mon budget : adieu les éponges sur la liste de courses !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

5 ** J’utilise des serviettes et des nappes en tissu

  • Je ressors le linge de table qui ne servait jamais et je le mets à l’honneur tous les jours

  • Je chine du linge de table chez Emmaüs ou en brocante

  • J’en fabrique moi-même avec du tissu d’occasion (Emmaüs, brocante…) en suivant si besoin, un atelier couture au Valence Atelier Libre

Economies pour ma poubelle : papier, plastiques d’emballage, tube en carton
Economies pour mon budget : adieu les serviettes et les nappes sur la liste de courses !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

6 ** Je remplace mon éponge verte et jaune par des brosses en bois et un grattoir en cuivre

  • J’investis dans une brosse à poils souples et/ou à poils durs, ainsi que dans un grattoir en cuivre proposés par Biocoop

Economies pour ma poubelle : éponges usagées, plastiques d’emballage
Economies pour mon budget : plus d’éponges sur la liste de courses, je renouvelle mes brosses et mon grattoir moins d’une fois par an
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

7** Je remplace le coton par des lingettes lavables

  • Je découpe une vieille couverture polaire, ou je chine du tissu adéquat

  • Ou bien je choisis des disques tous faits en boutique bio, comme ceux de la marque « Anaé » chez Biocoop

Economies pour ma poubelle : cotons souillés, plastique d’emballage
Economie pour mon budget : adieu le coton sur la liste de courses !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

8 ** Je remplace ma cafetière électrique par une cafetière à piston

  • Il en existe à tous les prix, en grande surface ou en boutique bio. Je choisis celle qui correspond à mon budget et à ma consommation de thé/café/tisane

Economies pour ma poubelle : filtres, dosettes, emballage carton des filtres et dosettes
Economies pour mon budget : électricité, adieu les dosettes et filtres dans ma liste de courses !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

9 ** Je commence à acheter quelques aliments en vrac

  • Je me rends en boutique bio et je cible les produits de consommation courante : pâtes, riz, lentilles, haricots secs par exemple

  • J’utilise les sachets papier ou tissu proposés en boutique (Biocoop propose 5 sacs pour moins de 4€. Les sachets en papier, eux, sont gratuits…mais ce sont des déchets  )

  • Ou bien, je fabrique mes propres sachets en tissu en suivant un tuto en ligne ou un atelier couture au Valence Atelier Libre

Economies pour ma poubelle : cartons, papier, plastiques d’emballages, becs verseurs en plastique ou métal, denrées alimentaires périmées ou abîmées
Economies pour ma santé : les produits achetés en vrac en boutique bio sont en général de bonne qualité, ils sont aussi plus facilement traçables (moins d’intermédiaires dans leur cycle de production)
Economies pour mon budget : l’achat en vrac permet de diminuer le gaspillage alimentaire puisqu’on n’achète que la quantité dont on a réellement besoin
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets

10 ** Je sépare et/ou je composte mes déchets organiques 

  • Je me procure un petit seau et je sépare mes déchets organiques afin de pouvoir ausculter ma poubelle de déchets ultimes : ainsi je pourrai plus facilement mesurer mes efforts

  • Je cherche un composteur partagé près de chez moi : http://jeveuxmonbacbio.org/agir/

  • Si je n’ai pas de composteur partagé, je continue tout de même à séparer mes déchets organiques pour garder un œil sur le contenu de ma poubelle

Economies pour ma poubelle : les restes organiques peuvent représenter jusqu’à la moitié de la poubelle !
Economies pour mon nez : la poubelle, débarrassée de ces déchets putrescibles sera quasiment…propre. Adieu les poubelles qui sentent mauvais et qui coulent !
Economies pour ma collectivité : frais de traitement des déchets, apport de compost mûr pour augmenter la qualité des sols

Voilà, j’espère que cette liste ne vous fera pas peur. Les premiers pas dans la démarche Zéro Déchet vous conduiront peut-être à investir dans du matériel durable ou lavable (lingettes lavables, gourde en inox, cafetière à piston…). L’argent que vous y consacrerez sera largement compensé par la pérennité de ces objets. Pensez à toutes les éponges, cotons, bouteilles d’eau, filtres à café, rouleaux de sopalin que vous avez acheté jusqu’à présent. Faites le compte et jugez par vous même.

Et gardez à l’esprit que chaque geste compte, même le plus petit !

(1) La liste d’économies que je cite n’est pas exhaustive.

Mediapost pollue votre poubelle, votre planète et votre cerveau

Un tas de déchets que je n’ai pas souhaité

Selon 60 millions de consommateurs les publicités non adressées qui se retrouvent dans nos boîtes aux lettres représentent 35 kg par foyer. Soit 850 000 tonnes à traiter dans les filières de recyclage, à nos frais. Nous payons donc pour retraiter un produit que nous n’avons pas sollicité.

Depuis 2004, la recommandation habituelle de l’ADEME et du gouvernement est de coller sur sa boîte aux lettres un autocollant « STOP-PUB« . Elle précise également dans un rapport de 2009 (je n’en n’ai pas trouvé de plus récent, s’il en existe un faites-le moi savoir!) sur ce dispositif Stop Pub que la « diversité d’autocollants ne nuit pas à l’efficacité du dispositif ». Ainsi donc, j’ai fait confiance à l’autocollant déjà présent sur la porte de mon immeuble. Avec un joli « SVP », difficile de ne pas comprendre le message.

Jusqu’à présent l’injonction était respectée. Mais voilà deux fois que je trouve ma boîte aux lettres encombrée de littérature commerciale. En tant qu’adepte du Zéro Déchet, je n’ai pas eu envie de laisser passer ça et me suis posé quelques questions :

– Ai-je envie que mes efforts et ceux de ma famille en faveur du Zéro Déchet soient contredits par quelqu’un que je ne connais pas ? Non.

– Ai-je envie d’être la cible marketing de grandes enseignes (en autres ici Auchan, Géant Casino)* que je ne fréquente pas et dont je ne cautionne pas les principes sociaux et environnementaux ? Non.

– Ai-je envie de payer le tri et le recyclage de ce papier que je n’ai pas commandé, acheté ? Non.

– Ai-je envie de descendre les poubelles ? Non.

– Ai-je envie que des inconnus s’introduisent dans le hall de mon immeuble ? Non.

– Ai-je envie d’avoir les mains en contact avec des encres toxiques, des métaux lourds ? Non.

– Ai-je envie d’encourager le système de la promotion commerciale, de galvauder la valeur travail, de prendre part à la compétition des grandes enseignes, de me laisser considérer comme une part de marché ? Non.

* Les enseignes de la grande distribution représentent 55% des diffuseurs d’imprimés non adressés selon l’ADEME.

Agir pour faire changer les choses, mon premier acte militant

Dans son rapport de 2009, l’ADEME se félicite que « l’engagement des diffuseurs et les réclamations faites par les collectivités auprès des diffuseurs garantissent le respect de l’autocollant. Le respect de l’autocollant Stop Pub a beaucoup progressé depuis 2005, ce qui rend les opérations locales efficaces à l’échelle individuelle : les boîtes aux lettres équipées reçoivent moins ou plus du tout d’INA. » [Note : Imprimés Non Adressés]

Il faut croire qu’après toutes ces années, il y a encore des ratés. Mon cas n’est pas isolé et on trouve sur la toile, quantité de témoignages qui ne datent pas d’hier : en voici un exemple avec les commentaires d’un post écrit en en 2008, qui reçoit encore des témoignages en 2016.

J’ai donc décidé, pour une fois, de réaliser une action concrète pour dire mon mécontentement. Et j’ai trouvé l’inspiration dans ce tas de pub, justement. La brochure de Paru Vendu, entreprise à laquelle je n’ai jamais recours, précise le nom du distributeur : Mediapost. C’est une aubaine !

 

Je cherche un numéro de téléphone fixe sur les Pages Jaunes et j’appelle donc Mediapost. Je me présente et demande ce que je suis supposée faire de ce tas de papier. Je demande également à ce qu’on m’éclaire sur l’accès aux immeubles par des sociétés telles que Mediapost. Je reçois un accueil épouvantable, subis des transferts vains pour finalement me faire raccrocher au nez. Ce qui j’en conviens, était un peu mérité vu le ton que j’avais employé 🙂

Je décide de ne pas en rester là et le lendemain je décide de me rendre en personne dans les locaux de Mediapost. Je me rends compte à quel point j’ai l’habitude de taire mon mécontentement et à quel point je me sens illégitime. En effet, aucune loi n’interdit la distribution de ces imprimés, quand bien-même un autocollant stop-pub serait visible sur la boîte aux lettres.

A défaut de loi je fais donc appel à mes propres convictions et à ma propre définition de mes limites, de mon espace vital. Un peu stressée à l’idée d’aller me plaindre de vive voix je prends la route pour les bureaux de Mediapost.

 

Les locaux ne sont guère engageants. J’entre tout de même, sans que personne ne s’interroge sur ma présence : je suis dans un grand entrepôt où des employés ouvrent les palettes de prospectus et constituent les « tas » de publicité. Je demande à un employé de me conduire à la personne qui pourra prendre en compte ma réclamation. La chef de service qui me reçoit me réserve cette fois-ci un accueil très professionnel : elle me demande mon adresse afin de bien informer le distributeur et m’adresse ses excuses pour cette erreur de distribution.

J’en profite pour lui poser quelques questions. J’apprends alors que Mediapost est une des 250 filiales de La Poste. Et que, par conséquent elle possède les mêmes clés passe-partout que mon facteur, et s’introduit donc dans mon immeuble en toute légalité. De retour chez moi je me suis renseignée sur ces passe-partout. Et bien il en existe différentes sortes et on peut s’en procurer assez facilement sur internet ou chez un serrurier complaisant.

Donc à part se faire entendre, rien ne contraint officiellement Mediapost à épargner ma boîte aux lettres de ces déchets imprimés. Et ma visite dans leurs locaux n’a pas arrangé l’image que je me fait de cette entreprise.

Mediapost : un ami qui vous veut du bien

Comme elle l’affirme elle-même sur son site internet l’entreprise Mediapost est leader de la publicité en boîte aux lettres ! Et à priori c’est fantastique parce que le site affiche une avalanche de gens souriants, de trentenaires en forme dans des bureaux bien rangés et lumineux.

Credit photo : mediapost.fr

Moi, ce que j’ai vu ressemblait plutôt à ça :

 Credit photo : http://www.sud-distridirecte.org/spip.php?article166 Photo prise par le syndicat SUD sur une plateforme Mediapost à Orléans

Les employés qui constituaient les liasses à distribuer travaillaient debout sans chaise, sauf l’un d’entre eux souffrant visiblement de problèmes de poids. Ceux que j’ai vu étaient soit très jeunes soit clairement à l’approche de la retraite. Ce n’est qu’une supposition, mais il me semble clairement que Mediapost recrute au sein de populations n’ayant que peu de possibilités de négocier leur salaire, au vu de leur manque d’expérience pour les plus jeunes et de la difficulté de trouver un emploi pour les plus vieux.

Mediapost s’engage pour la diversité culturelle au travail. Quid de la diversité des tranches d’âge recrutées ?

Par ailleurs, une recherche très rapide sur le net montre que Mediapost s’est déjà retrouvée dans le collimateur de la justice, des syndicats, de la presse : ici, ici et .

Mediapost s’offre une bonne conscience écolo !

Sur le site de Mediapost on apprend que l’entreprise s’engage auprès de l’association Culture Papier. Pour en réduire l’utilisation ? Non, et clairement ce n’est pas à l’ordre du jour. Qu’affirme le président de l’association en tête d’un memo disponible en ligne ? « Aujourd’hui, secondé par les moyens numériques le papier n’en reste pas moins unique et irremplaçable »  Autrement dit, la filière papier ne compte pas remettre en question ses activités et ne s’interressera pas à une transition vers le tout numérique. Voilà, la messe est dite : on a du papier à vendre donc on va le vendre ! Et pour le vendre on va faire croire que c’est un matériau indispensable.

Mediapost va plus loin dans « l’engagement environnemental » en proposant : « des offres totalement neutres en carbone, puisque les émissions de CO2 liées à nos prestations sont intégralement compensées. Nous permettons à nos clients de valoriser cette démarche auprès de leurs propres interlocuteurs via l’apposition d’un marquage (logo), que vous pouvez obtenir en cliquant sur le lien ci-dessous. »

On reparlera ici de la compensation carbone : ce n’est à mon sens qu’un droit de polluer qui empêche le questionnement sur nos pratiques quotidiennes ou industrielles polluantes. Nous reparlerons aussi du décalage spatio-temporel induit par la « neutralité carbone » : les victimes d’une pollution donnée ne bénéficieront pas directement de la compensation.

Allez, on vous offre un petit logo et vous pourrez diffuser 850 000 tonnes par an de publicité-déchet, triées par des gens sous-payés , tout en paraissant écolo ! Chouette ! Ce procédé à un nom : le greenwashing et nous en sommes les cibles, nous citoyen lambda, petit écolo du dimanche, bobo de la ville. Le but : nous faire consommer !

Pour conclure, la minute politiquement incorrecte

Au risque de faire grogner les grincheux : je dis oui à la disparition du métier de distributeur et aux emplois de tri de publicités non adressées.

Et je dis oui au développement des métiers qui œuvrent vraiment pour mon bien-être et celui de ma planète : artisan boulanger.ère, artisan boucher.ère, couturier.ère, gérant.e de friperie, fabriquant.e de vêtements éthiques, comédien.ne.s, plombier.ère, menuisier.ère, restaurateur.rice, maçon.ne, libraire, fromager.ère, éleveur.euse, cultivateur.euse, médecin, infirmier.ère, vigneron.ne, vendeuse en boutique bio/éthique/locale, aide à la personne, professeur… et tous les autres.

 Crédit photo : mediapost.fr

 Allez, on fait un joli sourire, on sort la poubelle et on dit merci Mediapost de nous faire faire un peu de sport !